Accueil > Enjeux > Pour l'environnement

Réduisons les émissions de gaz à effet de serre et donc l'impact de l'homme sur le changement climatique.

Le transport, une source majeure d'émissions de C02
Le secteur des transports est le premier émetteur de CO2 (34% des émissions de CO2) avec plus de 141 millions de tonnes des émissions de CO2 en France en 2005 devant le secteur résidentiel/tertiaire/agriculture (102 millions de tonnes). Le transport routier représente à lui seul plus de 131 millions de tonnes de CO2 émis en France en 2005, soit une augmentation de 18% depuis 1990.
En France, le secteur des transports est aujourd'hui le premier consommateur de produits pétroliers, loin devant le secteur résidentiel/tertiaire (respectivement 68% et 20,5% de la consommation finale de produits pétroliers en 2006). Sa consommation énergétique a pratiquement doublé en volume entre 1973 et 2006 (+96%) et a augmenté d'environ 20% depuis 1990. Le transport routier, voyageurs et marchandises, représente 80% de la consommation d'énergie de l'ensemble des transports en France.
Source : ADEME
Dans son étude publiée en avril 2008 sur les véhicules particuliers en France, l'ADEME décrit ainsi le secteur français de l'automobile
La moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en France stagne à 149 g de CO2/km en 2007. Même si la moyenne générale a baissé de 26 g en 10 ans, ce qui représente un gain de 520 000 tonnes de CO2 pour l'année 2007 par rapport à l'année 1997, l'objectif d'une moyenne à 140 g pour 2008 ne sera pas atteint. A l'échelle européenne, la moyenne européenne des émissions de CO2 a baissé de 25 g en 12 ans.

L'écart se resserre entre la moyenne des émissions des véhicules Diesel et celle des véhicules essence, puisqu'il est seulement de 5 g en 2007. En 10 ans, la moyenne des Diesel a perdu 26 g contre 22 g pour celle des véhicules essence.

Six modèles français se placent aux premiers rangs des ventes des véhicules les moins émetteurs de CO2 (véhicules émettant moins de 120g/km).

Première mesure découlant du Grenelle de l'Environnement, le dispositif bonus/malus a pour objet d'inciter financièrement les acheteurs de véhicules neufs à privilégier les voitures les moins émettrices de CO2. En 2006, 31 % des ventes de véhicules auraient été concernées par le bonus et 25 % par le malus. En 2007, le pourcentage des ventes potentiellement concernées par le bonus s'établirait autour de 30 % et celui des ventes de véhicules qui auraient pu être assujetties au malus aurait atteint 20 %.

Les ventes de véhicules GPL première monte ont connu une forte baisse de 32 % en 2007 et ceci malgré le fait que ces véhicules bénéficient d'une TIPP réduite. Les véhicules électriques ont pratiquement disparu du marché, en raison de l'arrêt de la production par les constructeurs.
Les véhicules GNV ont été vendus à 475 exemplaires contre 243 exemplaires en 2006. Le marché des véhicules hybrides a presque triplé en 3 ans.
Le Grenelle de l'environnement, des engagements pour des transports plus propres
Avec le Grenelle de l'environnement, la politique des transports de notre pays doit contribuer au développement durable et au respect des engagements nationaux et internationaux de la France en matière d'émissions de gaz à effet de serre et d'autres polluants. L'objectif est de réduire, dans le domaine des transports, les émissions de dioxyde de carbone de 20 % d'ici 2020, afin de les ramener à cette date au niveau qu'elles avaient atteint en 1990. Plus précisément, l'Etat se fixe comme objectif de ramener les émissions moyennes de dioxyde de carbone de l'ensemble du parc des véhicules particuliers en circulation de 176 g CO2/km à 130 g CO2/km en 2020 avec notamment la mise en place d'éco-pastilles.
Par ailleurs deux mesures auraient une portée significative en terme de réduction de CO2
  • L'entretien du parc automobile français économiserait 850 000T de CO2 par an.
  • Le renouvellement du parc permettrait de diminuer de 40% les émissions d'oxyde de carbone et de 20% celles de CO2.