Economisons du temps, gérons mieux nos dépenses de transport
Les bouleversements économiques à venir
Nos voitures particulières sont dépendantes à plus de 95% du pétrole et le secteur du transport pèse pour 70% dans notre facture pétrolière.
Cette forte dépendance au pétrole est problématique pour plusieurs raisons.
La première est son coût puisque nous importons l'essentiel de notre pétrole. De plus, la demande étant croissante et les réserves limitées, des augmentations de prix sont inévitables. Le coût d'utilisation d'une automobile risque donc d'augmenter : il représente déjà 6 000 € par an en moyenne et, parfois, jusqu'à 25% du budget des ménages les plus modestes.
Source : Automobile Club, octobre 2007 .
Le second volet de cette dépendance concerne les réserves de pétrole. Elles sont toujours estimées à quarante ans environ. Mais cela fait près de quinze ans que nous consommons plus de pétrole, que nous épuisons les nouvelles réserves ce qui limite la capacité de production. Elle atteint aujourd'hui 85 millions de barils par jour et certains experts pensent que le maximum est déjà atteint, ce qu'ils appellent le pic de production.
L'Agence Internationale de l'Energie (AIE) prévoit que la demande mondiale de pétrole dépassera les capacité de production dès 2010.
Lorsque la production maximale ne permettra plus de répondre à la demande, les prix risqueront de s'envoler.
Source : ADEME, 2006
Un parc automobile conséquent
En 2005, on peut évaluer, d'après le croisement de différentes sources (Inrets, ADEME, IDDRI, INSEE, CCFA), le parc automobile à 37 millions de véhicules (particuliers et utilitaires). Il représente le nombre brut de véhicules sans prendre en compte l'utilisation qui en est faite (kilométrage, consommation, etc.).
Une utilisation importante, un parc vieillissant et polluant
Malgré l'effort des constructeurs qui ont réussi à réduire par quatre les émissions de polluants de leurs nouvelles voitures en 20 ans, les kilométrages effectués sont toujours plus importants .
Entre 1980 et 2008, l'age moyen du parc est passé de 5 ans à 8 ans. Or une voiture plus vieille est aussi plus dangereuse et plus polluante.
Estimation fondée notamment sur les coefficients de survie calculés à partir des vignettes vendues jusqu'en 2000, le fichier des cartes grises, les immatriculations de véhicules neufs et diverses enquêtes.
Un parc automobile adapté aux besoins ?
A l'exception de la Région Ile-De-France (67,4%), plus de 75% des particuliers possèdent au moins une voiture (données de l'Insee d'après le recensement 2006) dont 35% qui en possèdent au moins deux. Ceci atteste d'une grande volonté d'autonomie de la part des ménages. Mais cela pose également le problème de la sur-utilisation des voitures au regard des statistiques suivantes :
80% des conducteurs roulent seuls,
40% des trajets effectués font moins de 2 km,
La surconsommation du premier kilomètre est de 45% et celle du deuxième de 25%.
A ce sujet, l'ADEME rappelle qu'en ville, faire 500 mètres à pieds ne prend que 8 minutes, évite la recherche de place de stationnement et les problèmes de surconsommation et de pollution liés au démarrage...
Une part importante du transport dans le budget des ménages : le prix des carburants
L'évolution du prix du carburant est l'un des premiers facteurs de motivation pour les usagers dans le choix de leur mode de déplacement.
Selon l'enquête Macif/Opinion Way (juillet 2007), le fait de pouvoir partager les coûts de déplacement avec d'autres personnes est cité en tête des éléments incitant à utiliser le co-voiturage (54% des personnes interrogées).
Dans ses études, l'INSEE note que depuis 15 ans, le prix des carburants a progressé en moyenne beaucoup plus vite (+ 3,7 % par an) que l'inflation (+ 1,8 %).
Source : INSEE, février 2008
L'INSEE note dans son rapport Première n°1039, septembre 2005 qu'entre 1960 et 2004, " La part du budget que les ménages consacrent aux transports (5 140 euros en 2004) est passée de 10,6% à 15,6% entre 1960 et 1989".
Elle s'est stabilisée depuis et se situe à 14,9% en 2004. C'est le poste de dépenses le plus élevé après le logement (8 440 euros pour un véhicule type monospace) et devant l'alimentation (4 980 euros). En 1960, le budget de l'alimentation était deux fois et demi supérieur à celui des transports ».
Conscients des impacts écologiques de l'automobile, 79% des français se déclarent aujourd'hui prêts à payer plus cher une voiture respectueuse de l'environnement.
Selon l'INSEE, les critères de choix d'un véhicule se répartissent comme suit :
La sécurité représente 35% des demandes liées à l'automobile
L'habitabilité en représente 25%
L'environnement pèse aujourd'hui 40% de ces critères d'achats