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Jardiner plus vert



Emission de solutions
Jardiner sans polluer. C’est ce que font les employés municipaux de Chauvigny, dans la Vienne. Pour transporter leur matériel, ils utilisent un véhicule à moteur électrique. Par exemple, pour apporter la nourriture destinée aux animaux du jardin public. Silencieux, robuste et rechargeable facilement, ce joli triporteur à benne plaît à tout le monde et préserve la quiétude des jardins de la ville.
"Emission de solutions", 26 juillet 2009

Repères
Déclinaison utilitaire de la bicyclette, le triporteur existe depuis les années 1880. Ce tricycle à pédales ou à moteur est équipé d’une caisse pour transporter les marchandises légères. Il a été immortalisé en 1957 par le film « Le Triporteur » incarné par le comédien Darry Cowl.
C’est un véhicule passe-partout et bon marché dont il existe d’innombrables versions et modèles. En Europe, il est tombé en désuétude mais cela pourrait bien changer. 
Le triporteur a très tôt bénéficié de l’appui d’un moteur thermique de 125 à 400 cm3. Les progrès de la motorisation électrique permettent aujourd’hui de réduire la pollution, notamment celle liée au bruit. Ce changement devrait raviver l’intérêt des collectivités locales.

Agissons ensemble
Le triporteur à benne 100 % électrique utilisé par les jardiniers de Chauvigny est un modèle destiné aux espaces verts à et à la propreté. Il s’adresse aux communes et aux entreprises qui veulent mettre en harmonie le respect de l’environnement et les activités d’entretien.
C’est un appareil non polluant, silencieux, pilotable sans permis et ultra maniable – c’est l’avantage numéro un des triporteurs. Le modèle utilisé à Chauvigny est un « Pélican », doté d’une autonomie de 35 km suffisant pour un travail de plusieurs heures. L’appareil se recharge ensuite pendant la nuit sur une simple prise électrique.
Affranchi de la consommation d’essence, robuste comme le sont toutes les motorisations électriques, cet engin représente une solution bon marché et durable, dans tous les sens du terme. La preuve. Le « Pélican » est composé de matériaux eux-mêmes recyclables ou valorisables…

Roulons pour l’avenir
Les véhicules de travail électriques sont encore peu répandus. Mais ils possèdent de tels atouts que leur futur ne peut être que prometteur. D’abord, ils permettent aux collectivités locales de respecter les nouvelles obligations réglementaires. Ils sont silencieux, ce qui permet de travailler tôt le matin ou en journée, sans déranger le voisinage… Enfin, ils représentent une solution économique. L’entretien et les frais de fonctionnement sont réduits et l’achat est, pour  le moment, en partie subventionné.
Bref, les utilitaires électriques vont peu à peu coloniser les espaces municipaux, les parcs de loisirs, les villages de vacances, les ports de plaisance…


Infos pratiques
Equipé pour le moment de batteries au plomb gel nouvelle génération, le « Pélican » dispose d’une autonomie de 35 km pour une vitesse de 25 km/h. Il coûte 7 500 € à l’achat. Comme de nombreux véhicules à énergie alternative, il bénéficie d’une aide de 2 000 € de l’Etat et des subventions de certaines régions et de plusieurs organismes. Cet engin est développé et fabriqué dans la région Poitou-Charentes par la société Eco & Mobilité en partenariat avec l’équipementier Heuliez.