
La protection de l’environnement représente en 2011 un enjeu tout à fait prioritaire pour 36% des Français, en recul de 22 points depuis 2007. Mais cet item figure loin derrière l’emploi (74%), la protection sociale (62%), le pouvoir d’achat (53%) et la sécurité (46%).
Le coût d’utilisation reste le premier critère de renoncement à l’utilisation de la voiture. Néanmoins, en dépit des hausses consécutives du prix du carburant depuis 2008, 75% des Français admettent qu’ils ne changeront pas leurs habitudes en matière de déplacement dans les prochains mois. Ils sont en revanche 67 % à être prêts à utiliser un véhicule à énergie propre (hybride ou électrique). Pour le covoiturage, 60% ont l’intention d’en faire usage. Ils sont 55% à envisager les transports à la demande, 51% des vélos en libre-service, 38% l’autopartage et 36% les agences locales de mobilité. Or, à ce jour, 68% des Français n’ont jamais utilisé l’un de ces modes de déplacements alternatifs.
Concernant l’autopartage, 22% des Français se déclarent prêts à louer leur véhicule à des particuliers – dans l’ordre, à un membre de leur famille, à leurs amis et à leurs voisins. Le manque de confiance vis-à-vis de l’utilisateur potentiel et la crainte de l’accident sont les deux principaux freins à son développement. Inversement, rendre service à une personne est un facteur motivant pour 67% des Français. Ce qui n’est pas le cas des incitations financières comme la rentabilisation du coût d’achat de son véhicule ou toucher un complément de revenu. À noter que 82% des Français ne dépenseraient pas plus de 10 euros de l’heure pour ce service et 46% n’y mettraient pas plus de 5 euros.
Enfin, 81% des Français estiment que les autorités locales responsables des transports sont les mieux placées pour développer des modes de déplacements alternatifs. En 2011, l’État se voit relégué à la troisième place (63%) derrière les opérateurs de transport comme la SNCF et Veolia (66%). Suivent les constructeurs automobiles (45%), les assureurs (34%), les associations et organisations non gouvernementales (33%).
Méthodologie : étude réalisée selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de
1 461 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées du 18 au 22 juillet 2011.